Souterrains, nous voilà ! 

On en a parlé, on en a rêvé, on les a dessinés… nous y  sommes enfin ! Souterrains, tenez-vous prêts, les citamouv’ débarquent. Chaussées de nos bottes de pluie, de casques rouges, de k-way et de frontales super-performantes, nous passons la porte blindée entrouverte. 

La signalétique était claire : free-party par là, descendez les marches ! Alors on y est allées,  côté bassin de carénage, côté rave. Notre équipe des 5 aventurières a accueilli de nouveaux membres pour cette visite secrète : Julian et Alice, chercheurs pour le projet « Récitadelles », Darius et Aglaë, en service civique pour la structure. 

Il faisait sombre et humide à l’intérieur. Des étagères par terre, des canettes éventrées. Plus grand et spacieux que dans notre tête : une enfilade de salles où se mêlaient débris du centre de transmission et signalétique de rave party. Un téléphone des années 60, une inscription “ Nique le RN”. Du carrelage des années 70, un message griffonnée sur le mur : “ Et le lendemain, comme toi et comme toujours après la fête, j’étais fatiguée et un peu seule”. Un panneau “ Interdiction de fumer”, un grand tag “ACAB”. 

On a découvert de vieux règlements intérieurs de l’époque des militaires sur le sol et des blagues misogynes anciennement affichées, une table de mixage rouillée, des panneaux d’installation électrique quasi-neufs, des systèmes d’aération légèrement désuets, des toilettes et sèches-mains presque intacts, un système de sécurité incendie perfectionné. 

Les sons étaient différents sous terre : le verre a craqué sous les pieds, la voix a résonné, les portes ont grincé, le dehors était  étouffé. 

Un petit camescope nous a suivi pendant toute la visite. Alors, nous avons enregistré quelques ressentis, “à chaud”. Jeanne, pragmatique : “Je pensais que ça allait être plus exigu et moins haut de plafond quand même”. Claire, fêtarde : “ mais elles sont où les teufs là ?” Mathilde, à moitié déçue : “j’ai l’impression de pas être profond finalement. C’est un peu tout le temps pareil”. Lucie, agente immobilière : “en vrai c’est spacieux, la couleur des murs c’est comme chez mon grand-père. On arrive à situer les années 1970”. Julie, déboussolée : “J’avais pas compris les plans de base je crois”. 

L’expérience à été riche, à bientôt pour la suite. 

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