La carte des maraudeuses

Une Balade Matrimoniale à la Citadelle : Dévoiler l’Histoire Cachée des Femmes
Notre balade matrimoniale à la Citadelle est une promenade dans le passé, mais aussi une plongée dans l’invisible. Nous avons voulu sortir les femmes et les personnes minorisées de l’ombre et leur redonner une place dans l’histoire de ce lieu, souvent perçu comme un bastion masculin.
À travers des anecdotes et des récits souvent ignorés, nous avons cherché à réécrire le « matrimoines » de la Citadelle, en mettant en lumière les résistances, les luttes et les contributions des femmes et des personnes marginalisées, trop souvent effacées des mémoires collectives.
Au Départ, nul autre endroit que la Poudrière, les Jeannettes entre Sororité et Résistance
Bruit de crépitement de feu
Tout commence à la Poudrière, le bruit d’un crépitement de feu, un flambeau, une cérémonie, un lieu chargé d’histoire militaire, mais qui cache aussi des histoires de femmes. Ce bâtiment servait à la fois de base à des jeunes filles engagées dans le scoutisme, les Jeannettes. Loin de la lourdeur des armes, ces jeunes filles avaient un autre type de combat : celui de la solidarité, de la sororité !
C’était leur terrain de jeu, mais aussi leur espace de résistance contre un monde où leur place était souvent minimisée. Nous avons invité les participant·e·s à revivre l’expérience de ces Jeannettes, en leur demandant de choisir un « prénom totem » pour marquer leur lien symbolique avec ces femmes.
Lecture d’un extrait du livre Sororité de Chloé DELAUME
Simone Weil avec un W, une Résistante méconnue, une militante nuancée
Vous entendez ? Ces bruits de bottes ? Une jeune femme est emmenée par des gardes, allons voir ce qu’il s’y passe !
Bruit de bottes qui tambourinent sur le chemin
Direction le Jardin de la Citadelle, un espace où l’histoire devient un peu plus sérieuse.
C’est ici que nous avons évoqué la figure de Simone Weil, une résistante intellectuelle et physique qui, malgré son rôle crucial dans la lutte contre l’occupation nazie, n’a pas été assez mise en lumière. Weil n’a pas pris les armes, mais elle a pris sa plume. Nous avons discuté de son engagement, de sa philosophie, et de son combat pour la justice, tout en soulignant comment l’histoire tend à oublier celles et ceux qui ne sont pas héroïques dans le sens traditionnel du terme. C’est une réflexion sur la manière dont la résistance féminine et féministe est souvent reléguée à l’ombre des héros qui, eux, ont « fait » l’histoire avec des actes spectaculaires.
Réflexion et questionnement sur la base du livre de Mona Ozouf
Les Souterrains de la Citadelle, les PFAT, Ces Femmes Qui Sont Passées Sous Silence
J’aimerais beaucoup entendre ce qui se déroulait dans ce procès interrogatoire de Mme. Weil, j’aimerais avoir de grandes oreilles ?
Bruits de cliquetis sur le chemin
Direction la grille qui nous dirigerait sans doute vers les sous-terrains, un autre monde, celui des femmes qui travaillaient dans l’ombre, à l’abri des regards. Dans les années 70, des femmes, surnommées « PFAT » (Personnel Féminin de l’Armée de Terre), assuraient les communications militaires dans des conditions souvent invisibles et mal rémunérées. En recréant avec les participant·e·s l’ambiance sonore des transmissions téléphoniques de l’époque, nous avons voulu faire revivre ces voix, ces gestes oubliés. En mettant l’accent sur leur contribution, nous avons rappelé combien les progrès des droits des femmes, dans les années 70, ont permis de briser cette invisibilité et d’améliorer leurs conditions de travail.
Intervention de la rappeuse Zoé, c’était quelque chose, je peux vous le dire.
La Recherche Scientifique, entre Éthique, Domination et Réflexion Féministe
Avec toutes ces informations, nous aurions besoin d’une intervention scientifique pour analyser toutes les informations que nous venons d’apprendre.
Nous avons pris un dernier moment pour réfléchir à un aspect un peu plus sombre de l’histoire de la Citadelle : la recherche scientifique de l’institut de médecine tropical.
Dans la Grande Cour, nous avons évoqué l’histoire de l’Institut de Médecine Tropicale, où des expérimentations, parfois cruelles, ont été menées sur des animaux. Cette facette de la Citadelle soulève des questions sur les liens entre domination, exploitation et recherche scientifique. En nous appuyant sur les idées de Donna Haraway, nous avons introduit une réflexion écoféministe sur l’exploitation des femmes et de la nature, et sur la manière dont ces pratiques sont souvent liées à des rapports de pouvoir.
Une Réflexion Collective sur le Matrimoines
En fin de compte, notre balade matrimoniale n’était pas juste une marche dans l’histoire, mais une invitation à repenser l’héritage culturel et historique des femmes et des personnes minorisées en toute humilité.
En déconstruisant des récits traditionnels et en révélant ces « matrimoines » cachés, nous avons cherché à donner aux femmes et aux personnes invisibilisées la place qu’elles méritent dans l’histoire de ce lieu !
Chaque étape de la balade était un moyen de redonner vie à ces histoires invisibles et de questionner notre manière de construire, ensemble, un patrimoine plus juste et inclusif. Parce qu’au final, l’histoire n’est pas seulement ce qui est écrit, mais aussi ce qui reste à découvrir ! Oui, nous ne sommes pas peu fièr·e·s de cette phrase.
5 commentaires sur “Récits d’elles”
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